resident_evil_apo11sur5 Second tour de piste de l'adaptation du jeu vidéo éponyme, dont on attendait absolument rien de plus qu'une longue pub au vernis belliqueux craquelant. Le réalisateur du premier opus passe ici au scénario et à la production [idem pour l'opus à venir, Extinction] et la mise en scène se voit confiée à un assistant de réalisation doté d'un certain bagage [Daredevil mais aussi Hannibal et Gladiator]. Aucune échange de bons procédés pour autant, la niaiserie insondable et le manque de férocité du premier métrage d'Alexander Witt n'étant même pas contrebalancés par les relans romero-esque du film de Paul Anderson.

 

Apocalypse est toutefois un peu moins ennuyant dans un premier temps, car ouvertement et définitivement régressif, mais les tribulations linéaires de ses héroines dans une cité mise en quarantaine et livrée aux zombies demeurent particulièrement accablantes et se rapprochent ostensiblement du niveau zéro de ce qui s'entreprend au cinéma. Les nouvelles recrues ne font d'ailleurs que mettre en valeur l'unique atout de cette franchise : Mila Jovovich, bien qu'entichée de façons d'analphèbete.

 

Tout ne tient qu'en une suite ininterrompue de scènes d'action ou horrifiques si démonstratives que le film ne peut plus envisager de cibler que les 8-14 ans. C'est en tous points, jusque dans sa facture technique dégueulasse, la même chose que le tout-venant du zombie-flick de zeddards. Les décors et gueules mollement atmosphériques [le fameux ''Nemesis'' cité à tout-va se révèle l'un des monstres les plus insipides sinon invisibles jamais vus dans le genre] n'instillent aucun charme, ce cataclysme rustique et inepte reposant sur un graphisme lisse et austère.

 

Adaptation de jeu vidéo, vraiment ? Sinon l'absence de scénario et le resserrage autour du plus élémentaire des enjeux [survivre], RE 2 n'est qu'une mise en image sans caractère à laquelle on pourrait prêter n'importe quel support. Le potentiel de ce transfuge improbable n'est jamais ausculté, les bras droits d'Hollywood préférant appliquer une grammaire cinégénique simpliste. Or faire du cinéma pour ''la beauté (lucrative) du geste'' relègue l'univers invoqué au rang de prétexte rebattu, annihilant tout le peu de sens qu'on pouvait accorder à cette entreprise.


resident_evil_apocalypse_afficheResident evil : Apocalypse *  Acteurs* Scénario* Dialogues* Originalité* Ambition* Audace* Esthétique* Emotion*

 

Notoriété>50.000 sur IMDB ; 4.500 sur allociné

Votes public>5.8 sur IMDB (moins élevé de la trilogie / tendance féminine et -18) ; USA : 5.6 (idem) ; France : 5.0 (allociné)

Critiques presse>USA : 3.5 (metacritic) ; France : 3.8 (allociné)

Note globale selon Cinemagora → 5.1