Comme la presse spécialisée, Pinksataniste apprécie de pouvoir tomber dans la facilité en débriffant une séance en quelques lignes. Mais comme Pinksataniste n'est pas payé pour ça, il s'en tape, il a la conscience tranquille !

De nombreux films sur lesquels je n'ai pas envie de passer une demi-heure atterriront désormais dans cette catégorie spéciale, consistant en un déstockage massif [principe déjà éprouvé  pour les opus de nombreuses sagas (Die Hard, Freddy, Harry Potter et Le Seigneur des Anneaux...)]. C'est lâche et gratuit, je sait.


Au programme, quatre films très différents : le sympathique THE JACKET, le modeste GANG DE REQUINS, l'étron baladeur DOOM et le nullissime [mais attention, nullissime-mais-bon-c'est-un-peu-fait-exprès-donc-c'est-pas-grave] EXTREME MOVIE.

La prochaine quadruple-séance sera exclusivement composée de comédies ou d'objets cinématographiques feintant avec plus ou moins de succès de l'être -comique !.



the_jacket_1THE JACKET **

3sur5 Les voyages temporels sont devenus affaire courante à Hollywood. Entre le ludique et clinquant Effet Papillon et le morne et sirupeux Eternal Sunshine, The Jacket se situe un peu à mi-chemin. Pendant la guerre du Golfe, un soldat déclaré mort (Adrian Brody) survit finalement, pour un an plus tard, être jugé irresponsable d'un crime qu'il ne se rappelle pas avoir commis. Interné, il est soumis à des expériences illégales censées lui faire retrouver la mémoire. Ce que le jeune homme trouvera pendant ces examens limites, c'est un ''présent'' autre qui lui offrira l'opportunité de modifier la donne : là-bas, il apprend qu'il mourra (pour de bon, cette fois) dans quatre jours.

 

The Jacket joue beaucoup des ellipses et des effets de style avant de s'orienter vers la romance impossible. C'est sur ce terrain qu'il se montre le plus convaincant, essentiellement grâce au couple Brody/Knightley. Le concept, un peu daté, de la lutte contre la prédestination, des contradictions du réel et du virtuel est sans cesse gonflé par la forme, percutante, et les comédiens, tous parfaits [à noter un Daniel Craig méconnaissable]. Ce premier film hollywoodien d'un auteur souvent jugé maniéré est un thriller sentimental sophistiqué, ambitieux et passe-partout, banal en conclusion mais habile en général. Et surtout, un peu plus stimulant que la moyenne.

 



 

jacket_afficheThe Jacket** (6/10)  Acteurs*** Scénario**-* Dialogues*** Originalité** Ambition*** Audace**-* Esthétique**-* Emotion**-* Musique**

Notoriété>36.000 sur IMDB ; 2.700 sur allociné

Votes public>7.1 sur IMDB ; USA : 7.6 (metacritic) ; France : 6.8 (allociné)

Critiques presse>USA : 4.4 (metacritic) ; France : 4.6 (allociné)

Note globale = 7- (3/5)

 

Adrian Brody sur PS.....  Oxygen + Le Pianiste/Polanski + Splice

Les affres de la Mémoire sur PS.... Total Recall + Memento    

Visions du futur sur PS....  La Voix des Morts : la Lumière   

Enterré vivant sur PS....   Frayeurs/City of the Living Dead

Voyages dans le temps sur PS...

Suggestions.... Intacto + Identity

 

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gang_de_requins_1GANG DE REQUINS **

 2sur5 Avec Gang de requins, Dreamworks se caricature (coolitude rase-mote, pente glissante vers une espèce de démagogie grivoise, ton crânement et grossièrement roturier) au point de délivrer un produit ressemblant à ceux de Blue Sky, son (plus ou moins) habile suiveur. Un film stylistiquement ringard quand il se voudrait ''cool'', une bagatelle peu inspirée à l'univers gras ou n'est même pas pris en compte le contexte aquatique. Qui plus est, la morale est connue d'avance, son propos sur la différence est une simple formalité, le discours sur la soif de célébrité qu'il vaut mieux absoudre est démago.

 

Pourtant, le Gang de requins de Dreamworks, malgré toutes ses tares abyssales, vaut mieux, par exemple, que le Robots de Blue Sky. Il n'est pas moins lourd ni plus créatif, mais est dynamique et concis. Mais ça n'aurait pas suffit ; ce qui incite à nuancer davantage ce semi-raté là, c'est l'attention portée à ses personnages, creux mais facétieux. Le statut de lâches fuyant leur condition de ses deux héros trompe vaguement la banalité des aventures.

 

Et même si le personnage central ne se soustrait pas au principe très convenu de la logorrhée verbale censée amuser les enfants, celle-là passe très bien, sans doute aidée par le doublage de Eric Judor [prétexte à une référence bien sentie -ou seulement bienvenue- à La Tour Montparnasse]. D'ailleurs, si le film peut séduire un auditoire inter-générationnel, c'est grâce à un curieux argument, c'est-à-dire les voix se prêtant au projet, souvent très connotées, comme celle du doubleur de DeNiro, idéal pour donner du relief au parrain des abysses. Bref, une soupe tout juste digeste, trop peu pour masquer le retard pris par les studios sur ses plus prestigieux concurrents [Le Monde de Nemo, de Pixar, était déjà sorti en salles depuis 1 an lorsque vint le tour de ce Gang de petites frappes].

 

GANG_DE_REQUINS_AFFShark Tale** (5-/10) Animation** Scénario* Dialogues** Originalité* Ambition** Audace* Esthétique* Emotion** Musique**

 

Notoriété>40.000 sur IMDB ; 3.500 sur allocine

Votes public>6 sur IMDB ; USA : 5+ (metacritic) ; France : 6 (allociné)

Critiques presse>USA : 5 (metacritic) ; France : 5- (allociné)

Note globale = 5+ (2+/5)

 

Suggestions.... Robots + Le Monde de Nemo

 

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doom_1DOOM *

 

1sur5 Ca ne commence pas si mal, puis voilà nos passables stéréotypes livrés à eux-même dans une sinistre unité labyrinthique. Une balade dans des couloirs infectés, on a déjà vu, on verra encore. C'est sans fin et sans fond, c'est relativement informe et globalement indigent. Richard Brake est amusant dans son rôle de gros dégueulasse de service. Autant revoir Alien vs Predator, or pour en arriver à faire de ce dernier un ''moins pire que...'', c'est que le sujet en question ne mérite pas qu'on lui consacre tellement plus de cinq lignes.

 

On peut aussi disserter autour du thème ''Les adaptations de jeu-vidéo sont-elles définitivement dédiées à un public d'abruti ?''. Doom aurait évidemment tendance à confirmer la règle.

 

DOOM_AFFDoom* (2/10)  Acteurs** Scénario* Dialogues* Originalité°-* Ambition** Audace* Esthétique*-* Emotion* Musique*

 

Notoriété>40.000/IMDB ; 2.000/allocine

Votes public>5 sur IMDB ; USA : 6+ (metacritic – échantillon bidon ?) ; France : 4- (allocine)

Critiques presse>USA : 3+ (metacritic) ; France : 2+ (allocine) ; UK : 2 (screenrush)

Note globale = 4 (2/5)

 

Adaptation de jeu vidéo sur PS.... Silent Hill + Resident Evil + Resident Evil 2

Richard Brake sur PS.... Halloween 2

Suggestions.... Alien vs Predator

 

 

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extreme_movie_1EXTREME MOVIE *

 

1sur5 Succession de saynètes cristallisées autour d'une banale intrigue teen [des participants à un cours d'éducation sexuelle] et quelques conseils de vieux routiers du sexe [parfois très vieux]. On a ainsi le droit à la bad romance d'un gros avec son vagin en plastique. A son meilleur, enfin à son moins pire du pire, enfin lorsqu'émane quelque chose de cette bouillie, le concept flirte avec une sorte de SF cheap, prenant des allures de téléfilm fantastique saupoudré d'humour beauf : toute la palette est d'ailleurs de sortie : humour scato, homophobe léger, burlesque nain, farces et attrapes, tartes à la crème, fantasmes aux rabais... A noter que certains sketches sont devenus très célèbres sur Internet (''couille bleue'').

 

Encore du cinéma potache pour jeunes hétéros coincés ne sachant ou se décharger. Qui n'a d'extrême que son insignifiante bêtise.

 

affiche_Extreme_Movie_2008_1Extreme Movie* (1+/10)  Acteurs** Scénario* Dialogues* Originalité** Ambition* Audace* Esthétique° Emotion* Musique°

 

Notoriété>4.500 sur IMDB (c'est peu, dans le genre)

Votes public>4 sur IMDB ; USA : 3- (metacritic)

 

On veut du cul (mode teen) sur PS.... American Pie

On veut du cul (qu'importe le mode) sur PS....  Crash + Showgirls

Frankie Muniz sur PS.... Malcolm